Aperçu des actus du jour :
🧭 OpenAI empiète sur Indeed et autres sites carrière.
🔁 Une astuce de prompt, ridicule mais redoutable à connaître.
🤝 IA : faut-il s’allier, bricoler… ou arbitrer au cas par cas ?
📊 80 % des start-up de Station F sont désormais “AI-native”.
🧸 Même Lego prépare les enfants à penser l’IA, pas juste à l’utiliser.
🚫 Les collectivités fixent leurs lignes rouges face à l’IA “Big Brother”.
💼 « Pas d’IA, pas d’embauche » devient un vrai critère RH.
🛡️ Allianz fait entrer l’IA dans des processus critiques, sous contrôle humain.
🎨 Le “goût” devient une brique technologique.
📌 Les 3 mises à jour clés

ChatGPT Jobs, Claude Cowork et Slackbot à l’honneur avec leurs updates
ChatGPT Jobs : OpenAI vise les décisions de carrière
On n’en parle pas encore beaucoup, mais OpenAI teste en interne ChatGPT Jobs, un agent dédié à la recherche d’emploi et à la gestion de carrière : exploration de parcours, aide au positionnement, analyse de CV, conseils personnalisés. Après la santé, OpenAI applique la même recette : attaquer des moments de décision à forte valeur avec des assistants dédiés. Car certaines décisions — santé, carrière, finances — justifient une interface, des données et des fonctionnalités spécifiques (ce que l’on appelle la verticalisation). C’est assez révélateur de la stratégie d’OpenAI : sortir du “modèle brut” pour s’insérer au cœur des arbitrages personnels et professionnels, là où la valeur (et surtout la dépendance si vous me demandez mon avis) se crée vraiment.
Cowork : la sortie IA de janvier qu’il ne faut pas manquer
Anthropic a beaucoup fait parler avec Cowork ces derniers jours. Pour ceux qui ont raté le fond : Cowork c’est un mode de travail de Claude qui lui permet d’accéder à un dossier local pour lire, créer et modifier des fichiers, puis enchaîner des tâches (organisation de docs, rapports, tableurs depuis des captures). L’idée existait déjà avec Claude Code, mais la nouveauté, c’est la cible : les métiers tertiaires, via une interface beaucoup plus accessible. Pour l’instant, Cowork est dispo en research preview, uniquement sur macOS pour les abonnés Claude Max, avec une ouverture progressive annoncée. Au risque de me répéter, toujours la même question : jusqu’où est-on prêt à laisser une IA toucher à ses fichiers pro.
Slackbot devient un produit “totalement différent” sous le capot
Fin 2025, Slack déployait des fonctionnalités IA en bêta pour résumer des canaux ou drafter des messages. Aujourd’hui, le déploiement devient plus large (plans Business+ et Enterprise+) et change de dimension : le bon vieux Slackbot évolue vers un agent IA à part entière. Là où les features de 2025 étaient des outils passifs (“résume-moi ça”), le nouveau Slackbot adopte une logique agentique : aller chercher l’information au-delà de Slack (Google Drive, outils connectés), orchestrer des actions et enchaîner des tâches, de la recherche d’un document à la préparation de la suite. Le nom Slackbot est conservé pour sa notoriété, mais le produit est, dixit Slack, “totalement différent” sous le capot. Une tentative très claire de faire de Slack un système d’exploitation du travail - et, entre nous, de s’assurer qu’on n’en sorte plus vraiment.
Parmi ces 3 actus, combien en connaissiez-vous déjà ?
🔎 Décryptage

La solution ? Se répéter !
L'astuce incroyable (mais prouvée) pour améliorer les résultats de votre IA : se répéter
Ce que c’est. Une étude récente de Google Research révèle une technique presque trop simple pour être vraie : copier-coller votre prompt deux fois à la suite (répétition) améliore considérablement la précision des modèles 😱🤯.
Pourquoi ça compte. Les modèles lisent de gauche à droite et souffrent d'un "angle mort" : ils ne connaissent pas la fin de votre phrase quand ils en lisent le début. La répétition permet au modèle, lors de la seconde lecture, d'avoir tout le contexte en "mémoire de travail". Les résultats sont spectaculaires sur des tâches d'extraction, faisant bondir la précision de 21 % à 97 % sur certains modèles légers.
Limites. L'astuce fonctionne surtout pour les tâches d'extraction ou de réponse directe, mais n'apporte que peu de gain sur les tâches de raisonnement complexe où le modèle reformule déjà le problème.
À retenir. C'est une optimisation facile et sans effort à essayer ! Comme quoi, l'IA n'est pas si différente des humains : parfois, pour être sûr d'être bien compris, il faut juste… se répéter. 😂
👁️ L’œil Business
Quand l’IA impose parfois des choix stratégiques inconfortables
Apple n’aime pas dépendre des autres. Pourtant, pour remettre Siri à niveau, la marque accepte de s’appuyer sur Gemini de Google. Oui, on ne l’avait pas vu venir celle-là. (voir plus 🔗). À l’inverse, Groupe ADP fait un autre choix : avancer en interne, quitte à bricoler, plutôt que s’en remettre à des cabinets ou des solutions encore immatures (voir plus 🔗). Deux stratégies opposées, mais un même constat : il n’existe plus de solution clé en main. En 2026, la vraie compétence n’est ni de tout internaliser ni de tout externaliser, mais de savoir arbitrer finement : quand déléguer, quand s’allier et quand faire soi-même.
📊 Adoption & marché
Le chiffre qui parle
80 % : C'est la part des startups de Station F qui construisent désormais leur produit sur de l'IA.
À Station F, le plus grand campus de start-up au monde basé à Paris, 80 % des entreprises développent aujourd’hui des produits reposant sur l’IA. C’est ce constat très concret qui a poussé OpenAI à s’associer à Station F pour donner un accès direct à ses équipes, à ses outils et à son infrastructure aux start-up françaises. Voir plus 🔗
5 comportements de recherche qui révolutionnent le marketing. Google a identifié 5 nouvelles habitudes qui enterrent le tunnel de vente classique. Soit votre data est structurée pour répondre à ces requêtes complexes, soit l'IA vous invisibilise. Voir plus 🔗
"Pas d'IA, pas d'embauche" chez Leboncoin. Radical. Après un test affichant +43 % de productivité avec Claude Code, Leboncoin a équipé 100 % de ses équipes dev. L’usage de l’IA devient un prérequis au recrutement. Voir plus 🔗
Quand l’IA s’installe dans les aéroports. Le Groupe ADP déploie l’IA pour fluidifier les parcours passagers, anticiper les flux ou améliorer la maintenance. Ici, pas de GenAI “bling”, mais de l’IA industrielle, discrète et profondément intégrée aux opérations. Voir plus 🔗
L’initiative de Lego pour l’éducation à l’IA. Plutôt que d'apprendre aux enfants à prompter, Lego lance des kits pour leur faire comprendre la logique sous-jacente (vision par ordinateur, biais). Une approche qui ferait du bien à plus d’une direction. Voir plus 🔗
Bordeaux dit stop à l'IA "Big Brother". L'IA pour aider les agents, c'est oui. L'IA pour la reconnaissance biométrique ou la notation sociale, c'est non. La collectivité débloque l’adoption en posant une limite nette : automatiser le travail, pas la surveillance. Voir plus 🔗
Allianz fait entrer Claude au cœur des sinistres. L'assureur s'allie à Anthropic (Claude) pour intégrer l'IA dans des workflows lourds comme la gestion des réclamations, mais avec une règle d'or : le "human-in-the-loop". Voir plus 🔗
🔮 Le radar de Joynt
Le signal faible
Le "goût" devient un enjeu d'ingénierie
Avec tous ces contenus IA fades et identiques (la fameuse "slop"), la notion de "goût" s'invite désormais dans les discours des CEO de la Tech. Plus qu'une qualité humaine, le goût est en train de devenir une brique logicielle. L'avenir appartient aux "agents critiques", programmés non pas pour générer, mais pour juger, filtrer et rejeter le médiocre. La valeur bascule officiellement de la création à la curation automatisée.
Outils à découvrir
Pas de catalogue gadget : ici, chaque outil est relié à une fonction métier. De quoi savoir tout de suite si ça peut servir à vos équipes.
Higgsfield 🔗 — Un studio vidéo IA qui regroupe plusieurs gros modèles (WAN 2.5, Sora 2, Nano Banana Pro) dans une seule interface, avec des effets préconfigurés pour produire des vidéos 4K prêtes à poster. Pour qui ? Créateurs et agences qui ne savent pas quel modèle choisir.
Manus 🔗 — Un agent d’IA généraliste, racheté par Meta, capable de lancer des “wide research” massivement parallèles, d’orchestrer des workflows complexes et d’exécuter des tâches. En résumé, un genre de mélange entre ChatGPT et n8n. Pour qui ? Consultants, équipes produit, founders et boîtes qui veulent automatiser recherche, veille et exécution, pas juste générer du texte.
Atoms 🔗 — Une “AI business team” qui coordonne une équipe d’agents spécialisés (DeepResearch, dev, SEO, ops) pour transformer une simple phrase en business complet en agissant comme des cofondateurs techniques et opérationnels. Pour qui ? Entrepreneurs, marketers et solopreneurs qui veulent tester et faire croître des produits SaaS rapidement.
Trophy 🔗 — Une plateforme de gamification “pré‑construite” qui permet d’intégrer instantanément des mécaniques d’engagement et de rétention (succès, streaks, classements, points) et leurs notifications associées. Pour qui ? Product Managers, développeurs et équipes Growth.
👀 Juste pour ne pas passer à côté
L'IA, cette stagiaire qu'il faut tout le temps corriger. Le paradoxe est chiffré : si l'IA fait gagner jusqu'à 7h par semaine, 37 % de ce temps est immédiatement reperdu en "rework" (correction, vérification). Voir plus 🔗
Gemini pilote Chrome. Google teste "Auto Browse", une fonction laissant l'IA gérer onglets et clics à votre place. Le chatbot passif devient enfin un agent exécutant capable de naviguer le web pour vous. Voir plus 🔗
Google Trends s’offre une refonte. L'outil favori des marketeurs intègre Gemini pour détecter les corrélations, suggérer des comparatifs pertinents et croiser jusqu'à 8 termes simultanément. Voir plus 🔗
Anthropic accélère dans la santé. Après ChatGPT Health, c’est au tour de Claude de s’y mettre, avec des outils conformes HIPAA pour aider soignants et assureurs, en partenariat notamment avec Allianz. Voir plus 🔗
Universal Music collabore avec Nvidia. Le géant de la musique s'allie au roi des puces pour créer des IA de protection des droits, d'exploration de catalogue et de création assistée. Une stratégie pour reprendre la main avant que l’IA ne les ubérise. Voir plus 🔗
Meta veut ses propres centrales. Zuckerberg lance "Meta Compute" pour construire des "dizaines de gigawatts" d'infrastructure IA d'ici 2030 pour ne plus dépendre de personne pour l'énergie et le calcul. Voir plus 🔗
Google lance le langage universel du shopping IA. Avec son protocole UCP, Google donne aux agents un langage commun pour acheter chez Shopify ou Walmart. La grammaire officielle du "commerce agentique" est née. Voir plus 🔗
💌 L’essentiel, ça se partage (et un peu d’aide, ça fait toujours plaisir !)
Si cette édition vous a été utile, envoyez-la à un(e) collègue ou à un(e) client(e).

